Ancienne perfectionniste, j’ai réalisé que je passais ma vie à côté de l’essentiel

Si le perfectionnisme vous empêche d’être satisfait au quotidien et que vous n’osez pas entreprendre certaines choses, vous êtes au bon endroit !

Il y a encore quelques années, le perfectionnisme ruinait ma vie. Oui, carrément, ma vie.

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Quel est le problème avec le perfectionnisme ?

Le problème, c’est que la perfection engendre souvent insatisfaction et peur de se lancer. On est insatisfait parce que rien de ce qu’on est ou fait n’est parfait (et pourtant, c’est normal…), on a également peur de se lancer dans quelque chose de nouveau ou que nous ne maîtrisons pas, parce qu’on se dit qu’on ne pourra jamais le faire à la perfection.

Et pourtant.

Non seulement la perfection n’est pas un but à atteindre, (parce que personne n’est parfait), mais nos actes et notre savoir-faire imparfaits sont justement ce qu’il fait leur singularité.

Vous vous demandez quelle est votre « patte », votre « touche », ce qui fait qu’un travail vient de vous et de personne d’autre? Votre imperfection : ce subtile mélange de savoir-faire, d’apprentissage et de personnalité qu’est l’imperfection.

Pourquoi faut-il lâcher prise avec le perfectionnisme ?

Parce que le perfectionnisme nous empêche d’avancer. Il nous empêche d’entreprendre, de sortir de notre zone de confort. Mais aussi d’évoluer, de grandir, de vivre des expériences foireuses qui forgent le caractère. Car il n’y a qu’en faisant qu’on apprend. Et apprendre, c’est se tromper, c’est tomber, c’est échouer. Grandir, c’est se relever et recommencer.

Comment apprendre à lâcher prise avec le perfectionnisme ?

Déjà, laisser le temps de cheminer. (chem-cheminée chem-cheminée chem-chem-cheroo). Toute prise de conscience prend du temps. Parfois, l’envie fulgurante d’agir nous prend, mais souvent, il faut passer par les étapes du deuil (choc-déni, douleur-culpabilité, colère, marchandage, dépression-douleur, reconstruction, acception). Il peut se passer un petit moment entre la prise de conscience et le moment où l’on arrive à lâcher prise. Ce n’est pas grave, prenons le temps qu’il faut. Le principal ( et le plus difficile ) c’est de prendre conscience.

Et puis il y a les affirmations positives. Se dire qu’on est « assez ». S’affirmer que la perfection n’a pas sa place dans votre vie, que nos imperfections font notre humanité, que nos imperfections sont notre singularité.

Moi en train de travailler ma force et ma souplesse et qui ose prendre des « preuves » ^^

Quels ont été les bénéfices à lâcher le perfectionnisme ?

J’ai compris l’essentiel : Il n’y a pas besoin de faire les choses à la perfection : le principal c’est de faire. De faire, encore et encore. De se challenger, d’oser, et de sortir de zone de confort. C’est ça l’essentiel.

Depuis je teste des choses, et je ne me blâme pas si c’est imparfait. Par exemple : le yoga. Je ne suis pas souple, je ne suis pas svelte, mais je me suis laissée convaincre que moi aussi je pouvais en tirer des bénéfices et me challenger avec cette discipline. Au début je ne faisais que des salutations au soleil, mais maintenant j’essaye des postures plus difficiles que je travaille jour après jour ! Et le pire, c’est que j’en vois les vives évolutions !

La perfection n’est pas un but à atteindre, seuls les challenges que vous vous lancez au quotidien valent la peine d’être vécus. Aussi chaotiques et imparfaits soient-ils !

Ce qui pourrait vous aider :

Et vous ? Êtes-vous perfectionniste ou addict aux nouvelles expériences?

Rangé dans Bonheur Confiance en soi

À propos

Mompreneur et Coach de vie (en formation) ayant traversé un burn-out et une dépression post-partum. J'ai décidé de consacrer ma vie à me réparer, à la quête de ma sérénité et à transmettre mes trouvailles, outils, plans d'action aux autres afin de leur éviter la surcharge mentale et le mal-être au quotidien.

8 petits mots on “Ancienne perfectionniste, j’ai réalisé que je passais ma vie à côté de l’essentiel

  1. Merci pour ce très bon article sur le perfectionnisme. Je confirme pour les 4 accords Toltèques, un très bon bouquin, facile et rapide à lire.

  2. Je réalise que j’ai souvent tendance à dire : « quand je fais quelque chose, je le fais bien ou je ne le fais pas ».

    • Chez moi aussi ça a LONGTEMPS été une phrase « réflexe » (qui vient de mes parents ^^)

  3. Gazelle

    Très bel article!!! Très instructif et intéressant! Et je souligne au passage que c’est génial de pouvoir t’entendre lire l’article!!! Et un plus pour les personnes qui pourraient souffrir de déficience visuelle. Bravo!!!

  4. Coucou! J’ai trouvé ton article très intéressant et inspirant, merci!
    Le perfectionnisme c’est un peu le syndrome du super-héro.
    On nous rabâche pendant des années qu’il faut faire les choses bien et que tout soit parfait: notre travail, notre maison, notre silhouette, notre mental, notre alimentation, nos fréquentations…
    Tout ça devrait rentrer bien gentiment dans des cases parfaitement carrées pour nous permettre de devenir des héros et des héroïnes des temps modernes.
    Et pourtant, pourquoi aimons-nous les héros? Pour leurs petites faiblesses! Tous les supermans et superwomen ont leur kryptonite et c’est ça qui les rend intéressants!
    Osons assumer nos petites faiblesses en lâchant du leste, prendre le temps de faire le nécessaire pour les améliorer pas à pas, parce que finalement on ne peut pas faire les choses parfaitement du premier coup dans la plupart des cas, il faut essayer, se ramasser et y retourner…La Vie quoi!
    Au plaisir de continuer à te lire! 🙂

    • SUPER COMMENTAIRE!! Merci beaucoup et tellement pertinent le coup des superhéros !!

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