Confiance en soi, Parentalité

La belle-mère | 9 Attitudes qui nous rendent folles

Ça y est, vous avez trouvé votre moitié, vous l’adorez et le prenez avec tout le package : ses ronflements, ses potes, ses habitudes bizarres et… sa mère… La belle-mère est un grand classique des discordes familiales. On la redoute, on la fuit, on la déteste. Oui, elle est l’objet de terribles caricatures. Mais d’où vient ce désamour de la belle-doche ? Après tout ce n’est qu’une mère soucieuse du bien être de son enfant. Le problème viendrait-il de la belle-fille ? Peut-être, mais aujourd’hui, je vous propose un défouloir du point de vue de cette dernière en vous listant les 9 attitudes de belles-mères qui nous exaspèrent. Je suis sûre que certaines d’entre elles vous parleront (pas toutes j’espère 😱). Allez, c’est parti, big kiss à toutes les belles-mamans quand même 😉.

1. Elle a toujours raison

La première des attitudes agaçantes c’est cette faculté d’avoir un jugement sur tout, en toute subjectivité bien sûr ! Elle possède un avis sur l’ensemble de vos décisions, de la plus insignifiante à la plus cruciale. De la couleur de votre canapé à la liste des invités du mariage ou pour le choix de votre future maison, c’est la reine mère. Son opinion se doit d’être entendue, qu’on le sollicite ou pas. 

Elle ne manque pas une occasion pour tenter de démontrer qu’elle est plus douée que vous, qu’elle a plus de goût ou qu’elle a forcément raison. D’ailleurs, elle prend des initiatives sans votre accord, car elle est intimement persuadée que c’est pour votre bien… ou pas. 

Pour couronner le tout, si vous avez eu l’audace de ne pas l’écouter et que votre choix s’avère décevant, vous aurez droit à l’horripilant : « je vous l’avais bien dit ».

2. Elle vous ignore complètement

Pendant les rassemblements familiaux, elle a une aimable attention envers tout le monde, sauf pour vous. Elle manie l’art subtil de vous ignorer sans que personne ne s’en aperçoive. Lors de certains débats enflammés, vous voulez vous joindre à la conversation, mais elle ne vous laisse pas en placer une. Votre voix reste inaudible, car elle la couvre à toutes vos timides occasions. Si votre intervention est remarquée, les belles-mères les plus agiles parviennent à dissoudre l’intérêt de vos paroles en un seul regard condescendant, sous-entendant qu’elles sont hors de propos. 

Tous les efforts semblent engagés pour vous faire sentir mal à l’aise ou pas à votre place. Dans les cas extrêmes, elles peuvent être capables de changer de langue pour vous exclure davantage.

Leur indifférence s’observe aussi lorsqu’elles téléphonent à votre conjoint et qu’elles ne réclament pas de vos nouvelles.

3. Belle-maman adore mentionner vos défauts

Les plus « délicates » d’entre elles vous critiqueront dans votre dos. Mais il en existe des plus téméraires qui n’hésiteront pas à vous faire part de leurs pensées les plus saillantes. Belle-maman s’efforce de mettre en évidence que vous n’êtes pas la belle-fille idéale. Elle désapprouve votre conception du rangement ou des rôles conjugaux. De manière plus vicieuse, elle ne vous fera pas de reproches frontaux, mais elle se plaira à valoriser les ex de son fils, ou les autres filles qu’il a pu côtoyer. 

Voici une petite liste de ce que j’appelle des allusions assassines :

  • « Oh, mon fils, comme tu as maigri ! Tu ne manges pas à ta faim ? »
  • « Cela ne me regarde pas, mais… combien avez-vous eu de relations avant mon fils ? »
  • « Tenez, j’ai pensé à vous en achetant ce petit livre de recettes, il vous sera bien utile. »

Aussi, gare aux petites tensions dans votre couple, elle ne manquera pas d’amplifier vos moindres défauts auprès de votre moitié pour fragiliser davantage l’harmonie de votre relation.

4. Elle change de masque selon le contexte

Elle est appréciée par tout le monde et votre homme ne voit pas ce que vous lui reprochez. Au début, elle peut paraître tout à fait courtoise. Puis, lorsqu’elle réalise que les choses deviennent sérieuses entre vous et son enfant, c’est le drame. Dans l’ombre, elle essaie de changer la vision de son fils à votre égard. 

Elle peut jouer le rôle de votre deuxième maman pour s’immiscer un peu plus dans votre quotidien et renforcer son image faussement bienveillante. Ensuite, c’est encore une fois seule avec vous que les phrases assassines surviennent.

5. Au secours, elle est envahissante !

Dans le cas d’une belle-mère intrusive, le pire scénario c’est lorsqu’elle vit à proximité et qu’elle se permet de s’incruster constamment. Toutefois, son omniprésence peut aussi se traduire par des appels incessants.

Certaines ne s’imposent aucune limite, elles ont un regard sur les comptes bancaires, elles possèdent le double des clés, elles posent des questions indiscrètes, etc. Bref, sa présence est telle qu’elle vous étouffe et vous fait perdre toute confiance.

6. De grande rivale à grand-mère sans limites

Vous la trouviez un peu trop envahissante en début de relation ? Attendez d’avoir des enfants et vous découvrirez la version grand-mère toute puissante qui sait tout mieux que vous. Car vous comprenez, elle a plus d’expérience et celle-ci vaut bien mieux que les nouvelles recommandations pédiatriques. 

Elle se moque de votre vision de la parentalité, elle veut vous imposer des recommandations complètement dépassées. En voici un florilège non exhaustif :

  • « Il ne sera jamais autonome si tu le prends toujours dans tes bras. »
  • « Laisse-le pleurer ça lui fera les poumons. »
  • « Il ne fait pas encore ses nuits ? Ce n’est pas normal ! Donne-lui du Théralène !»
  • « Tu l’allaites encore !?  C’est pas assez nourrissant ! Comment ça le chocolat c’est trop tôt pour lui ?»

Avant même que vous ne trouviez votre propre place de mère, elle essaie de s’approprier vos enfants. Le pire, c’est sa mauvaise foi lorsque vous essayez de justifier votre vision des choses (fruit de multiples réflexions) et qu’elle parvient à influencer le papa. C’est extrêmement frustrant, car dans ces circonstances, nous sommes tiraillées par notre instinct viscéral (presque animal) de protection et l’obligation sociale et familiale de lui accorder une place de grand-mère. Le plus difficile c’est lorsque la situation nous force à demander son assistance et qu’elle en profite pour déconstruire nos principes bâtis dans la douleur et la rigueur.

7. Elle dévalorise vos efforts

Quoi que vous fassiez, vous n’êtes pas comprise, vous paraissez niée dans votre existence. Vous faites tout pour lui plaire, mais vous avez le sentiment de ne jamais être assez bien. Vous réussissez quelque chose ? Elle n’y prête pas attention, ou alors elle minimise vos prouesses en les comparant à mieux.

Vous tentez de lui faire plaisir en lui empruntant l’une de ses techniques ? Elle se précipitera de vous lancer un « laisse-moi faire, je m’en occupe » à la moindre démonstration d’hésitation.

8. Elle critique votre famille

En tant que belle-fille imposée, vous êtes la pièce rapportée. Alors, forcément votre famille est également blâmée. Elle représente votre appartenance ethnique, sociale ou religieuse. De ce fait, elle est l’objet de rejets, d’incompatibilité, de critiques, voire d’une source de honte. 

Ce type de préjugé demeure particulièrement blessant dans le sens où il touche à vos valeurs, vos origines, vos proches. 

Par ailleurs, les critiques peuvent aussi porter sur des différences de contributions matérielles ou financières. Tout cela dans le but d’entretenir un rapport de force malsain.

9. Votre belle-mère joue divinement la victime

Lorsqu’il s’agit de se défendre, votre belle-mère utilise tous les stratagèmes. Pleurer, surjouer, dramatiser, tout est permis. Elle manie superbement le chantage affectif.

Comment pouvez-vous lui en vouloir ? Après tous les services qu’elle vous a rendus ?

Votre compagnon est crédule ? Elle lui soulignera votre ingratitude. 

Votre chéri n’est pas dupe ? Elle dira qu’il est sous votre influence et que vous avez métamorphosé son gentil fils en pantin insensible. 

Pourquoi les belles-mères sont méchantes ?

Maintenant que nous nous sommes vengées défoulées sur nos pauvres belles-mamans, essayons de laisser place à notre empathie. 

Pourquoi cette rivalité ? Cela ne peut pas cacher un simple délit de faciès. Naturellement, l’explication demeure plus complexe. 

À mon sens, il y a 3 raisons principales à cela. Les comprendre peut nous aider à anticiper les conflits et à distinguer la maladresse fortuite de l’intention de nuire.

1. Le poids de la responsabilité 

C’est une vision assez archaïque, mais la femme a conservé, encore aujourd’hui, son image de garante de l’équilibre familial. Elle porte donc sur ses épaules la grosse responsabilité du bien-être du foyer et de la descendance. C’est pourquoi elles sont l’objet de tant d’attentes et d’exigences. Le poids de la réputation familiale en dépend. Ce fardeau semble se transmettre naturellement de génération en génération.

2. La peur de perdre son fils

Vous partagez le même amour pour le même homme. Forcément, ça crée des étincelles. De plus, parfois le complexe œdipien persiste après l’enfance. 

Elle se bat pour garder sa place de mère, ce n’est pas facile d’accepter de voir son fils porter un amour intense pour une autre femme. La mère façonne son fils à l’image de l’homme idéal, alors constater qu’il peut changer pour quelqu’un d’autre ou s’éloigner, c’est émotionnellement insupportable. Même pour celles qui sont conscientes que c’est une évolution nécessaire. 

3. Le miroir de sa propre expérience

Souvent, et encore plus pour les générations de mères au foyer, le statut de maman constitue le rôle grâce auquel elles se sentent valorisées. Elles ont consacré leur vie à gérer leur maison et leurs enfants. Les mœurs évoluant au gré des progrès sociaux, médicaux et autres, nous leur soumettons une autre façon de faire qui se veut meilleure qu’auparavant. Elles prennent parfois cela comme une insulte à tout ce qu’elles incarnent, à tous leurs efforts et leurs sacrifices. 

Aujourd’hui, nous savons que certaines vieilles pratiques sont à éviter. Nous avons accès à des informations neutres et fiables pour nous guider. Refuser d’appliquer ce que souhaite nous transmettre notre belle-mère, c’est comme si nous la rejetions. Nourrissant ainsi un conflit générationnel.  

Comment réagir à ces comportements déstabilisants ?

Encourager une réaction de votre conjoint 

Le principal problème c’est bien souvent la passivité du fils. En même temps, comment dire adieu à ce statut de petit Dieu ? En outre, ils sont en prise avec un conflit de loyauté envers leur créatrice. 

Néanmoins, ils doivent, pour le bien de leur couple, prendre conscience qu’ils ne peuvent pas exister complètement en tant qu’homme tant qu’ils seront sous l’emprise de leur mère. Ils doivent se développer, construire une nouvelle famille. Ils sont les seuls à pouvoir raisonner leurs parents lorsque c’est possible, il faut qu’ils agissent.

Essayer la technique des 3 D : diplomatie, discrétion, disponibilité

En faisant preuve d’empathie, vous anticipez les craintes de belle-maman. Vous ne pourrez probablement pas la changer, mais vous pourrez adapter votre comportement. 

Ayez de la compassion pour elle, car elle est probablement en souffrance. Lâchez prise dans ce rapport de force, n’interprétez plus ses moindres faits et gestes à outrance. Détachez-vous de cela et intéressez-vous à elle. Reconnaissez ses qualités, remerciez-la, évitez la confrontation d’idées, faites preuve de tolérance.

Prendre ses distances

Si après tous vos efforts le conflit persiste, c’est que vous avez peut-être affaire à une belle-mère toxique. Dans ce cas, protégez votre espace, ou n’accompagnez plus votre compagnon pour lui rendre visite, prenez plutôt un moment pour vous. Ne gâchez plus votre temps, car votre rivale a peut-être de nombreuses années devant elle, donc aucune raison de s’infliger une telle torture plus longtemps !

Ou bien, encore plus radical, si votre moitié l’accepte, coupez les ponts, le temps de construire un couple et une famille sur des bases solides, et revenez une fois que vous vous sentirez prêts à tout affronter.

Pour conclure, je dirai que tout cela reste caricatural, qu’il n’y a pas de règle. En revanche, il est certain que les mésententes avec la belle-famille peuvent fragiliser un couple. Puis, avouons-le, nous n’avons pas besoin de pression supplémentaire à celle que l’on se met déjà soi-même. Bien que la belle-mère purement manipulatrice ne soit en réalité pas la norme, conserver une certaine distance reste le meilleur moyen d’entretenir des relations saines. Il est en effet plus simple de supporter des petites piques quelques fois par an plutôt que quotidiennement. Enfin, n’oublions pas que nous le serons à notre tour un jour. Et ça fait peur, car quand je sers mon fils de 1 an dans les bras, je redoute déjà le jour où il voudra les quitter 😥.

Alors et vous ? Quel genre de belle-mère avez-vous ? 

Partager, c'est soutenir !

Leave a Reply