Se Préparer à Devenir Parent | Mes conseils

Il y a deux ans moins un jour, je devenais maman pour la première fois. Tant de sentiments mélangés, de bouleversement et d’amour intense à la fois. Devenir parent a été véritable cyclone qui a emporté tous mes « a priori ».

Il est né un doux matin ensoleillé, en fin de matinée. Le soir venu, on a demandé au papa de rentrer chez lui. Je tiens quand même à dire que je trouve ça anormal de ne pas laisser au père la possibilité de s’impliquer autant qu’une mère dès les premiers instants de vie de leur enfant.

J’avoue ne pas avoir été bien préparée à devenir mère. Jusqu’à la naissance, j’avais beaucoup de mal à réaliser, à mesurer, à imaginer.Je me sentais un peu perdue, et incapable. Je ne savais pas quel livre lire, je ne savais pas comment cela se passerait une fois rentré à la maison. Je pense qu’à l’instar des cours d’accouchement, il devrait y avoir des cours qui préparent au retour de la maternité pour que les parents pataugent un peu moins. À mon sens, devenir parent, ça s’apprend : ce n’est pas inné ! L’amour inconditionnel a beau être là, l’instinct qui permet de survivre à la fatigue aussi, il n’y a pas que ça.

1 – Lire et se documenter

J’ai lu plusieurs livres avant de devenir maman, mais clairement je n’avais pas les bons ouvrages entre les mains. Même si j’avais besoin d’en savoir un peu plus sur ce qui m’attendait, aucun d’entre eux n’y répondait vraiment.Je ne me sentais pas en accord avec que je lisais, ça ne résonnait pas en moi. Tous les conseils que je pouvais lire ne me semblaient pas naturels. Je me suis dit que le problème venait de moi, alors que le problème venait du fait que j’avais lu des ouvrages qui ne me correspondaient pas.

Le premier livre dont les mots ont résonné comme une évidence, a été le brillant ouvrage de Catherine Gueguen : “Vivre Heureux avec son Enfant“. Son approche et ses recherches sur le cerveau de l’enfant m’ont aidée à comprendre mon fils, à développer mon empathie envers lui et à savoir comment réagir face à de nombreuses situations. Je suis reconnaissante d’avoir eu ce livre entre les mains rapidement, même si j’aurais aimé lire tout ça AVANT la naissance.

De manière générale, je conseille ses ouvrages. Même s’ils ne sont pas toujours faciles à lire avec tout le jargon de l’anatomie du cerveau. Je suis en train de lire “Pour une enfance heureuse” du même auteur qui est dans la même veine. Je vous conseille aussi les ouvrages d’Isabelle Filliozat tels que “Au cœur des émotions de l’enfant” qui a été une lecture essentielle pour moi. J’aime un peu moins sa façon d’écrire que je trouve un peu plus « dure » que Catherine Gueguen, davantage bienveillante avec les parents.

Pour ma deuxième grossesse, sur les conseils d’une lectrice, j’ai dévoré l’ouvrage très réputé L’Allaitement* de Marie Thirion. Incontournable pour toutes celles voulant se lancer dans cette aventure….

🔑 Peu importe les auteurs et ouvrages choisis, se documenter aide à se préparer pour cette grande aventure ! Attention néanmoins à ne pas tomber dans “vouloir trop bien faire comme dans les livres” et tomber dans l’épuisement. Devenir parent, c’est aussi apprendre à se faire confiance.

Mes conseils pour se préparer à devenir parent

2 – Se préparer à devenir parent : méditer & autres pratiques zen

J’aurais adoré être déjà initiée à la méditation à l’époque de ma grossesse, car quand je vois les effets bénéfiques procurés au corps et à l’esprit en 10 minutes seulement. La méditation enceinte doit être si efficace ! Se préparer à être parent, c’est apprendre à puiser dans son puits de patience, apprendre à reconnaître ses propres émotions et profiter des instants qui précèdent l’arrivée du bébé. La méditation permet tout ça ! De mon côté, ne sachant pas trop par quoi commencer, je me suis mise à la méditation guidée via l’application Namatata. Je n’ai jamais cessé depuis !

Il est aussi intéressant d’écouter de la musique douce pour se relaxer et permettre au bébé dans notre ventre d’en profiter aussi. Chantonner aussi réduit le stress et permet au petit être qui se trouve au creux de vous de s’apaiser. La voix des parents apaise les enfants, une fois nés, il sera plus facile d’utiliser le chant pour les apaiser quand on a chantonné enceinte.

L’enfant ressent tout ce que la maman ressent. Plus la maman est zen, plus l’enfant est zen !

🔑 Peu importent les pratiques choisies, être zen et réduire le stress pendant la grossesse permet de renouveler son énergie positive et d’en faire profiter le bébé. Il y a également plus de chances de mettre au monde un enfant zen, en ayant eu une grossesse zen.

3 – Anticiper le retour de la maternité

J’aurais aimé mesurer la difficulté de se retrouver à la maison avec son enfant pour la première fois. Les mille questions que l’on se pose au quotidien, la peur de mal faire. Se préparer au retour de la maternité, c’est :

♦ Prévoir que même si vous pensiez mettre votre nouveau né dans sa chambre vous en serez peut-être incapable (et ne pas culpabiliser, car encore une fois, il faut se fier à son instinct !). D’une manière générale, ne pas culpabiliser si ce que vous aviez imaginé dans l’idéal ne se passe pas comme prévu!

♦ Se coller au rythme de son enfant et profiter des siestes pour dormir, tant pis pour la vaisselle, la douche, le rangement.

♦ Prévoir des tours de garde la nuit avec le papa, pour que chacun puisse se reposer quelques heures d’affilée. Moins évident quand on allaite, mais ne pas oublier de demander au papa de prendre le relai pour les changes, les bains ou les câlins!

Être indulgent envers soi-même, envers le jeune papa, et envers le petit enfant. Les débuts sont difficiles, tout le monde perd ses repères. Il faut laisser le temps à chacun de trouver un nouveau rythme. La fatigue n’aide pas à être très lucide ni patient, alors soyons indulgent et bienveillant avec cette toute nouvelle famille en apprentissage. Les choses se mettent en place doucement, mais sûrement 💛.

Et à la naissance, se faire confiance

Devenir parents pour la première fois peut être effrayant, on peut sentir qu’on manque d’assurance, on peut se sentir incapable, nul, avoir l’impression qu’on est les seuls à vivre une situation que, pourtant, la plupart des parents vivent. Mais il faut garder en tête que nous, parents, connaissons notre enfant par cœur. Peu importe ce que le pédiatre en dit, peu importe ce que les amis déjà parents ou la famille en disent. Fie-toi à ton instinct, ressens cette connexion intense qui te lie à ton enfant, et fais-toi confiance. Tu sais ce qui est bon pour lui. <3

🔑 Se fier à son instinct est le meilleur moyen de traverser les épreuves et de prendre les bonnes décisions. C’est vrai dans le monde de la maternité, comme dans la vie en général.

Ces quelques pistes sont tirées de mon expérience personnelle. N’hésite pas à mettre en commentaire tes propres conseils pour compléter et à lire ces articles sur le même sujet :

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16 Comments

  1. Merci pour cet article très utile pour les futurs parents. Je suis révoltée de constater que l’on demande la plupart du temps au père de rentrer le soir chez lui ! J’espère réussir à négocier une situation différente quand je découvrirais cette aventure… C’est une idée que je trouve vraiment angoissante d’être séparer du papa dans un moment pareil !

    1. Pour mon premier, le papa est resté aussi longtemps que moi à la maternité. Pour le second, il s’est occupé du premier et cette séparation de la famille en 2 a été assez difficile. Je pense qu’il ne faut pas hésiter à en discuter avec le personnel en général très à l’écoute.

      1. En effet, quand on tombe sur des personnes compréhensives il y a certainement moyen de s’arranger avec eux. Merci pour ton partage d’expérience qui me rassure un peu ! 🙂

        1. Merci à toi Mathilde ! 🙂

      2. Merci Hélène 🙂
        Tout dépend des maternités je pense, mais oui, il ne faut pas hésiter à demander et à en parler !

  2. AAAH, je garde précieusement tes conseils pour le moment où ce sera le moment, mais c’est pas tout de suite pour moi ! 😉

  3. Bonjour, Bonjour,

    Article très sympathique. Etant devenue maman il y a 2 ans et presque 1 mois, je pensais également faire un retour d’expérience sur le sujet. Ce matin, je lisais l’article d’une bloggeuse sur les conseils qui coupent toutes liberté aux parents. Et c’est vrai que quand j’ai vu le titre de ton article, j’ai pris peur. Or, non c’est un article agréable. Pus que des conseils, c’est plus un témoignage.

    Si l’article dont je parle t’intéresse, c’est par là: http://blog.scommc.fr/professionnels-lachez-la-grappe-aux-parents/

    Bonne journée !

  4. Bonjour Elodie,
    Très joli article, qui me parle beaucoup, puisque j’ai moi-même une petite fille de 22 mois. Je propose donc deux grandes idées :
    1) Se SIMPLIFIER au maximum
    Simplifier ses routines beauté, ménage, linge, son logement, son carnet de recettes… afin de trouver du TEMPS pour le PLUS IMPORTANT : votre petit bout de chou ! Dans un second temps, du temps pour VOUS et enfin un peu pour chéri chéri !!!!!

    2) Ce que je veux VIVRE avec mon enfant
    Oui, avec un nouveau-né, on n’éduque pas, on vit avec ! C’est (à mon humble avis !) aux parents de s’adapter… Ce blog traite de la parentalité bienveillante donc j’imagine que c’est ce que chaque lecteur de ce blog voudrait faire.
    Mais d’abord, je pense qu’il faut faire un bilan de sa propre enfance :
    comment ai-je été accueilli(e) ? Fessée, douche froide, pire ? comment mes parents me parlaient ? Comment s’est passée mon enfance ? A-t-elle été plutôt positive ou négative ? Bons ou mauvais souvenirs ?
    Demander à chéri de faire pareil ou en discuter avec lui…
    Ensuite faire un tour d’horizon des premiers mois idéaux :
    Allaitement (oui ou non, à la demande ou pas ?), cododo (combien de temps ? comment ?), portage ? Sucette ou pas ? reprise du travail ? Quand ? système de garde ? Manger autre chose ? (petits pots, baby cook, diversification menée par l’enfant…)
    Les aides à la parentalité : massage, langage des signes bébé,…
    Une fois qu’on a trouvé quelques réponses, se trouver des soutiens :
    – livres,
    – blogs,
    – Soutien entre personnes : cafés spéciaux, ateliers de communication non violente, réunions LLL pour l’allaitement,
    – proches : famille, amis, collègues, voisins,
    – professionnels : psy, pédiatre, sage-femme,…

    3) Mon enfant grandit
    Et là, je commence à faire le bilan de ce que j’ai reçu et ce que je souhaite transmettre à ma fille sur plein de thèmes (spiritualité, développement personnel, organisation de la maison, gestion de la santé, écologie…)
    Qu’est-ce qui est le plus important pour moi : le coté scolaire, le sport, la créativité ???

    Je n’ose pas trop développer de peur d’être trop longue mais je répondrai volontiers aux réactions. A bientôt.

    1. Merci pour ce bel article et aussi pour ce magnifique commentaire avec lequel je m’identifie totalement ! De mon expérience personnelle, j’ajouterais qu’il est bon de se faire à l’idée qu’être maman c’est prenant ! Entre les tétées à la fois prolongées et rapprochées et le fait qu’à peine je le posais mon bébé se réveillait direct, j’ai plus ou moins passé les 4 premiers mois assise sur le canapé. Grosse frustration de ne pouvoir rien faire, fatigue d’être sollicitée tout le temps et surtout doutes “qu’est ce que je fais faux ? “. Jusqu’à ce que je retourne le problème dans l’autre sens : qu’est ce que j’aurais fait si non ? Qu’est ce qui me repose normalement ? J’aurais fait plein de choses bien sûr, mais j’aurais aussi passé du temps assise sur le canapé à ne rien faire / écouter de la musique /lire un livre / bavarder / somnoler. Activités très reposantes par ailleurs… Et de quoi est ce que je rêvais avant d’être maman ? De tenir un bébé dans mes bras. Donc… Savoure ! Profite! Repose-toi ! Qu’est ce que je pouvais rêver de mieux que de passer 4 mois assise sur le canapé avec mon bébé dans les bras ? Entrecoupés de petites ballades avec mon bébé bien serré contre moi dans une écharpe… et avec mon mari aux petits soins qui m’apportait boissons, objets, et tout et tout?

      1. En résumé c’est une question de préparation psychologique !

        1. Oh merci beaucoup Céline; ça me fait très plaisir et ça me touche beaucoup…. J’ajoute quelque chose dont je n’avais pas conscience avant d’être enceinte et qui(me) semble être un peu tabou. Ma fille était très désirée, ma grossesse et mon accouchement se sont très bien passés, j’ai eu une enfance heureuse, je suis une femme plutôt patiente, calme…MAIS la privation de sommeil peut transformer N’IMPORTE QUI (OUI, même TOI !) en Frankenstein, qui pense à des choses épouvantables…J’ai été stupéfaite d’avoir de telles pensées, de telles bouffées d’agressivité.Et je comprends les parents qui secouent leurs bébés… Car ça peut être DUR, très DUR.Je pense que le plus important est d’en avoir conscience et SURTOUT DE NE JAMAIS JAMAIS passer à l’acte….Bon chemin dans le MAGNIFIQUE monde de la maternité…

  5. Je rajouterai qu’il est important de bien se renseigner sur l’allaitement, car, aussi fort que l’on puisse avoir envie d’allaiter, la physiologie fait que les débuts peuvent être difficiles ! Et personnellement, voir une conseillère de la leche league ET lire le livre 《L’allaitement, de la naissance au sevrage》 de Marie Thirion m’ont permis d’être à l’aise avec ça en en comprenant la plupart des mécanismes. Le livre 《L’art de l’allaitement maternel》 de la leche league est du même ordre que celui de cette médecin, mais avec plus de témoignages.
    Et une fois que l’on a lu ça et qu’on sait que tout le monde peut allaiter, on ne se laisse pas aller à penser qu’on n’a pas assez de lait ou qu’il n’est pas assez riche, cat on comprend que ça n’est juste pas possible ! Et c’est rassurant pour commencer un allaitement en toute sérénité… malgré les difficultés qui sont normales 🙂

    1. Merci BEAUCOUP ! C’est exactement ce dont j’ai besoin pour cette deuxième grossesse 🙂

      1. Oh ! Parfait alors ça tombe à point nommé ! Je ne savais pas que tu étais enceinte d’ailleurs ! =) félicitations et bonne grossesse alors, tu en es où là ?

    2. J’ajoute que ça fait du bien les réunions LLL pour entendre que NON ma fille n’est pas la seule à ne pas faire ses nuits, à 2 ans passés… Si j’avais écouté les voisines, les collègues, j’aurais beaucoup douté… Là, je suis CERTAINE de faire ce que je PENSE être le meilleur pour ma fille même si OUI, elle est un peu collée à moi…

      1. Il y a un article qui explique brièvement le processus de séparation de la mère et de l’enfant, respectueux et qui ne va pas de le sens d’une séparation précipitée, ici: https://www.baby.be/fr/guide-bebe/mon-bebe/developpement-psychologie-de-bebe/le-developpement-emotionnel/5136-le-processus-de-separation-entre-bebe-et-maman
        Ta fille aura tout le temps de se décoller, elle t’enverra ballader bien assez vite, laissons donc nos bébés avoir besoin de nous sans douter ni culpabiliser ni nous en excuser auprès de nos voisins!

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