Une fois la rentrée passée, avec l’arrivée du mauvais temps, nous avons tous tendance à ressentir un petit coup de blues, à avoir le moral dans les chaussettes. Et cette année, nous sommes nombreux à être touchés par ce vague à l’âme… En effet, avec l’épidémie du Covid-19, le confinement et les restrictions de l’été, beaucoup attaquent la fin de l’année avec un moral au plus bas. Ce phénomène se nomme la dépression saisonnière. Même si le mot dépression à tendance à faire peur, il ne s’agit dans ce cas que d’un état passager qui peut disparaître grâce à quelques astuces simples à appliquer.

Blues de l’automne : qu’est-ce que c’est ?

La dépression saisonnière, aussi appelée trouble affectif saisonnier, se manifeste généralement lorsque les jours commencent à raccourcir et que le mauvais temps s’installe durablement. Un sentiment de tristesse, de fatigue intense peut alors nous submerger sans que l’on comprenne forcément quelles en sont les causes. Ce changement d’humeur est tout simplement dû à la diminution de la luminosité, au manque de lumière naturelle. Ce phénomène impacte directement notre corps et plus précisément la production de deux hormones :

  • la mélatonine, hormone du sommeil qui régule notre horloge biologique, est produite en quantité plus importante la journée ;
  • la production de l’hormone du bien-être, la sérotonine, chute. Celle-ci agit directement sur la régulation de l’humeur, du sommeil, des comportements alimentaires et de l’émotivité.

Chaque année, on estime qu’un Français sur dix est touché par cet état passager. Comme on peut l’imaginer, ce trouble est plus présent dans les régions du nord et touche davantage les personnes qui travaillent en intérieur. Il semble que les femmes soient également plus disposées à souffrir de dépression saisonnière.

Comment distinguer une dépression hivernale d’une véritable dépression ?

Les symptômes de la dépression saisonnière peuvent évidemment varier d’un individu à l’autre, mais en règle générale les personnes affectées souffrent :

  • d’une augmentation de l’appétit avec une appétence particulière pour le sucré et donc une prise de poids ;
  • de variations importantes de l’humeur ;
  • d’une grande fatigue ;
  • de manque ou perte totale d’énergie et d’intérêt pour ce qui l’entoure ;
  • de stress ;
  • de difficultés de concentration ;
  • de troubles du sommeil ;
  • d’une baisse de la libido ;
  • de tristesse ;
  • etc.

Ce qui différencie le blues de l’automne d’une dépression est avant tout le timing. En effet, une dépression saisonnière, par définition, disparaît au printemps avec la réapparition du beau temps et l’augmentation de l’exposition à la lumière naturelle. Mais il est important de ne pas attendre plusieurs mois avant de prendre la situation en main. 

5 astuces pour contrer la dépression saisonnière

1. La luminothérapie

Lorsqu’on souffre de déprime saisonnière, la première chose à mettre en place est d’augmenter son exposition à la lumière. Plusieurs études européennes ont prouvé qu’une exposition quotidienne de 30 minutes pendant 2 semaines consécutives aurait un effet significatif sur les individus souffrant de blues hivernal. Inclure dans sa routine quotidienne 30 minutes de marche en extérieur permet de pallier ce manque en faisant le plein de vitamine D. En plus d’exposer son corps à la lumière naturelle du soleil, cela permet de pratiquer un sport doux, de se vider l’esprit, de s’oxygéner. Il existe également dans le commerce de nombreuses lampes de luminothérapie qui peuvent aider à affronter sereinement la période hivernale.

Photo : Lex Sirikiat

2. Faire du sport ou bouger plus

Pratiquer une activité sportive permet d’agir directement sur la production de sérotonine et ainsi de contrer les effets de la diminution de la luminosité. Il est aujourd’hui admis qu’en plus d’entretenir sa santé physique, l’exercice a des effets bénéfiques sur notre santé mentale. La pratique d’une activité sportive est d’ailleurs de plus en plus souvent conseillée par les médecins pour traiter une dépression légère ou modérée. Dans le cas du blues hivernal, l’idéal est, bien entendu, de pratiquer un sport en extérieur, mais il est tout à fait possible de ressentir les bénéfices d’une activité physique pratiquée en salle ou à son domicile. Le plus important est de choisir un sport adapté à son niveau qui permettra à chacun de prendre du plaisir et de s’épanouir.

3. On gère son alimentation

Qui dit arrivée de l’hiver, dit retour des bons petits plats « réconforts » : raclette, tartiflette…

Vous me direz, il faut bien qu’il y ait un point positif à la baisse des températures ! Vous avez raison ! Il est important de se faire plaisir. Mais ces aliments gras, difficiles à assimiler pour notre corps auront pour effet d’accroître cette sensation de mal être. Il est donc essentiel de continuer à consommer des légumes, de préférence de saison. Cette consommation aura pour effet de maintenir la production de l’hormone du bien-être : encore et toujours la sérotonine !

4. On évite de se renfermer sur soi-même

Contrairement à la période estivale où l’on multiplie les soirées, apéritifs, barbecues et autres festivités (enfin, quand nous ne sommes pas contraints de limiter les regroupements pour cause d’épidémie mondiale…), la période hivernale est moins propice à ce type de rassemblements. Nous avons donc tendance à voir moins de monde et à nous refermer sur nous-mêmes. Mauvaise idée ! Il est important de continuer à sortir pour maintenir un lien social, et si cela n’est pas possible, on peut toujours s’organiser des apéro-visio ! Cela permet de penser à autre chose, de sortir de son quotidien et de rire un bon coup !

5. S’écouter et rester serein

Il est important de garder à l’esprit qu’on ne peut pas être au top de sa forme tout au long de l’année. Ce n’est pas dramatique d’avoir envie de passer une journée sous la couette ! Le tout est de ne pas laisser cette situation s’installer. Alors, soyez à l’écoute de votre corps, de vos envies, de vous-même. Ne vous mettez pas la pression. Et profitez de cette période pour lire le livre que vous avez eu à Noël dernier et dont vous n’avez pas dépassé le premier chapitre (véridique), pour vous essayer enfin à la méditation, au yoga… Vous ne vous en sentirez que mieux !

Retrouvez ici Le programme S.O.S Temps Pour Soi

La dépression saisonnière n’est pas une fatalité ! Avec ces quelques astuces, faciles à mettre en place, ce blues automnal ne sera plus qu’un lointain souvenir. Il est toutefois important de garder à l’esprit qu’il ne s’agit là que de conseils et non d’un avis médical. Si vous vous sentez déprimé et que cet état persiste, il est important de consulter votre médecin.

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