Parentalité Repas

8 habitudes de sagesse chinoise faciles à adopter à table

8 habitudes de sagesse chinoise faciles à table

Cet article est un article invité, rédigé par Hélène (eduquer-avec-sagesse.com)

Perso, je n’aime pas trop faire la cuisine. Mais 2 fois par jour, 365 jours par an, pas facile de faire semblant d’être occupée avant chaque repas pour laisser mon gentil mari cuisiner… j’ai vite compris qu’il allait falloir m’y mettre et le faire avec plaisir…

Ma stratégie a été d’impliquer les enfants dans le processus. Une de mes blogueuses préférées « Mom of 15 »  parle de « sweat equity ». J’applique déjà le principe depuis longtemps mais je ne savais pas qu’il avait un nom.

Saviez-vous que l’on passe, en moyenne, 4,3 ans de nos vies à manger ? Autant apprendre dès l’enfance à bien manger pour être en bonne santé. Mais comment leur faire prendre très tôt les bonnes habitudes ?

Rester calme ou mâcher lentement, pas facile pour les enfants, ni pour les adultes d’ailleurs !

Pressés qu’ils sont de retourner à leurs écrans ou à leurs devoirs, comment faire pour les motiver ? Comme toujours en éducation, on préfère LA RAISON à l’obligation, en leur expliquant les bienfaits de l’effort à fournir.

C’est ce que je m’attache à faire ici en 8 conseils ultra faciles à appliquer, et très efficaces pour prendre un bon départ à table dans la vie.

8 habitudes de sagesse chinoise faciles à table

Et la cerise sur l’article à la fin, je vous réserve une fiche pratique que vous pouvez afficher près de la table à manger pour vous rappeler ces principes ultra efficaces et entamer des progrès durables à table.

Sur Internet, dans les livres et les médias on trouve pléthore de conseils, parfois contradictoires. Lesquels sont bons ? Quelles sont les motivations et les influences – bonnes ou pas – de ceux qui les publient ? Font-ils des copier-coller d’autres sites ?

Or la santé passe par l’assiette et de mauvaises habitudes, répétées 3 fois par jour, 365 jours par an, multiplié par le nombre d’années – faites le calcul – la répétition peut avoir des conséquences dévastatrices sur la santé physique et mentale.

Saviez-vous qu’une maladie telle que l’autisme a été reliée directement à l’alimentation ?

Pour recueillir ces petits concentrés de sagesse, j’ai consulté une médecin et mère de famille nombreuse spécialisée dans la nutrition traditionnelle chinoise depuis près de 20 ans.

Connaissez-vous une autre médecine qui ait fait ses preuves depuis 5000 ans dans le monde entier ?

Conseil Numéro 1 : Respecter les goûts des enfants, ne pas les forcer, cuisiner ce qu’ils aiment, chaque corps a des besoins différents.

Le corps sait précisément de quel nutriment il a besoin. Pensez aux envies de femmes enceintes. N’est-ce pas une preuve éloquente que le corps sait mieux que n’importe quel conseiller ce dont il a besoin ? La nature étant si bien faite, se pourrait-il que ce phénomène ne concerne que les femmes enceintes ?

Pour que les enfants ne subissent plus nos choix, je vous invite à mettre tout de suite en pratique l’un de ces 4 conseils simples :

  1. Apprendre aux enfants à reconnaître les signaux de la faim et de la satiété.
  2. Les encourager à être à l’écoute de leurs besoins… avec sagesse. « Moi je n’ai envie que de bonbons, chips et coca », me dit mon fils par provocation. « Comment te dire, mon chéri, on a besoin d’apprendre un peu aussi ce qui est bon pour nous, nos envies ne sont pas toujours dictées par les réels besoins de notre corps, mais aussi par des besoins de réconfort, un manque émotionnel. » Montrez-leur la vidéo sur les méfaits du coca sur la santé. Ça devrait les calmer. Chez moi, elle a eu le mérite de déclencher une discussion assez sérieuse du petit espiègle avec sa sœur… Ça l’avait fait flipper.
  3. Ne pas les forcer à manger un plat dont on sait pertinemment qu’ils ne l’aiment pas.
  4. Mettre de côté la discipline dure, pour encourager l’enfant à se discipliner lui-même dans les choix de ses aliments

Conseil Numéro 2 : Manger en silence ou du moins dans le calme et se mettre à table de bonne humeur

Combien de repas sont gâchés par des disputes, une atmosphère lourde et pesante. Notre digestion s’en trouve contrariée.

La vie de famille n’est pas toujours un monde de bisounours. J’avoue que la nostalgie de ma vie de célibataire m’a parfois effleuré l’esprit …

Comment faire pour que plus aucun repas ne soit gâché ?

Pourquoi ne pas mettre en place un petit rituel avant chaque repas, par exemple, remercier celui ou celle qui a cuisiné pour nous, comme le font les Japonais à l’école avec une joie communicative.

Ou tout autre rituel qui vous convient mieux. Certains font la prière, par reconnaissance aussi. Hé bien, c’est bénéfique autant pour l’esprit que pour le corps.

Sinon, demandez à vos enfants le rituel qu’ils proposent, ils ont de bonnes idées. Et en plus, ils aiment se rendre utiles et qu’on les implique. Surtout s’il s’agit de le faire à chaque repas, mieux vaut qu’ils adhèrent !

Enfin, quel que soit le rituel pour trouver le calme, ne lâchez rien tant que vos repas ne sont pas sereins. Tenez-vous à cette petite cérémonie à chaque repas, et si vous vous découragez devant l’impatience des enfants, ma règle d’or : repartir à 0, sans se plaindre. Pas bien fait hier ? Pas grave, on fait mieux aujourd’hui ! C’est le processus de tout changement positif dans nos vies.

Ce petit rituel permet de se poser une minute, pour nous calmer, nous centrer sur ce que nous allons faire, et surtout, cela permet d’entamer le repas par un sentiment positif de gratitude bienveillante. Notre petit monde en a besoin, non ?

Par-dessus le marché – j’adore cette expression, je l’avais oubliée, elle vient de ressurgir de mon enfance – cela permet de couper avec les activités dont on sort, d’oublier les soucis et d’être en « pleine conscience. » C’est à la mode, mais ce n’est pas cela qui me motive à le partager avec vous, c’est le fait que cela vienne de la nuit des temps.

Mais pas question ici d’imposer le silence de manière autoritaire, mieux vaut proposer l’expérience aux enfants :

  • En les invitant à savourer en silence pour reconnaître tous les ingrédients du plat … jusqu’au grain de sel
  • Ou en leur proposant le silence comme un jeu pour faire l’expérience du plaisir de manger dans le calme.

En médecine chinoise, la digestion dépend de la rate, qui est associée à l’état de méditation, donc l’enjeu est de tenter de cultiver cet état de calme intérieur pendant les repas pour améliorer la santé à long terme.

Conseil Numéro 3 : Se servir de petites quantités à la fois

Un proverbe chinois dit : « Quand il y a du riz qui se moisit à la cuisine, il y a un pauvre qui meurt de faim à la porte. »

Selon le livre Global Gachis chaque année en France, le gaspillage alimentaire s’élève à 79kg par personne et par an !

Pour nous donner un ordre d’idée des implications de ce chiffre abstrait, selon le site zero-gachis.com « il faut 15.000 litres d’eau pour produire un kilo de viande, un rôti de porc ou un gigot d’agneau, c’est 70 baignoires pleines » !

Enseigner aux enfants très tôt les vertus de l’écologie et de l’économie responsable va leur rendre service toute leur vie.

Une astuce : pour leur apprendre à ne pas gaspiller, et éviter d’avoir à forcer les enfants à finir leur assiette par principe, la solution est de les habituer à prendre de (très) petites quantités à la fois.

C’est un apprentissage long et répétitif qui nécessite notre patience car leur appétit et leur élan sont parfois difficiles à canaliser, mais cet apprentissage permet de les éduquer à deux vertus fort bénéfiques à leur développement : la raison et la retenue, nous y reviendrons dans le blog http://www.Eduquer-Avec-Sagesse.com

Conseil Numéro 4 : Ne pas punir ou récompenser les enfants avec de la nourriture (glace, bonbon)

Qui n’a pas fait l’erreur ? « Pas de dessert si tu ne manges pas ton repas » ou, si l’enfant pleure, afin de le consoler on lui donne une sucrerie. Est-ce si méchant et nocif ?

Oui, car l’enfant associe alors la nourriture à une expérience négative ou de réconfort ; à la longue cela peut créer une dépendance au sucre ou à un autre aliment et dans les cas les plus graves causer des troubles alimentaires tels que l’anorexie, la boulimie, la prise de poids, l’obésité.

Face à des moments difficiles, l’enfant se réfugiera dans la nourriture, c’est une habitude fichtrement difficile à perdre !

En résumé, éviter d’associer quelque aliment que ce soit à une punition ou à une récompense.

Conseil Numéro 5 : Bien mâcher les aliments, lentement

La digestion commence dans la bouche. On parle de « travail déjà mâché ».

L’estomac aura donc moins de travail, l’assimilation sera plus rapide et efficace, d’où un niveau d’énergie plus élevé et moins de fatigue.

Quoi de plus désagréable que la somnolence postprandiale (joli mot, n’est-ce pas ? ça veut dire « après le repas »).

Conseil Numéro 6 : Être conscient et responsable de ce que l’on met dans son corps

On ne sait plus ce que l’on mange, on ne regarde pas assez les étiquettes.

Or l’augmentation du taux de maladies psychiatriques a été lié directement à l’alimentation, à la merdouille chimique – j’adore cette expression d’une amie nutritionniste – que l’on trouve dans les aliments industriels et les plats tout cuisinés vendus en commerce.

Conseil évident : préférer les plats fait-maison, même plus simples, plutôt que les plats plus élaborés du commerce. Ils ont une forte valeur ajoutée, donc sont plus chers. Comme disait mon père « Faudrait être …(bip) de payer plus cher pour s’empoissonner ! »

Conseil Numéro 7 : Ne pas faire autre chose en mangeant, ni regarder la TV, ni le téléphone

Pendant les repas, fermer la TV et éloigner les portables.

Quand on mange, on prépare la digestion en utilisant l’estomac, la rate et les intestins.

Or quand on regarde un écran ou même un livre, on utilise les yeux, cela gêne le travail de digestion, d’où, encore une fois, baisse d’énergie, et fatigue.

Conseil Numéro 8 : Marcher après le repas favorise la digestion

Quand on le peut, s’offrir un moment pour dynamiser la digestion.

Faire un peu d’exercice physique modéré, comme une balade à pied, permet de favoriser les circuits d’énergie liés à la digestion.

*-*-*

Ces conseils sont ultra simples à appliquer. On en a entendu certains ici ou là, sans savoir d’où ils viennent, ni s’ils sont bons. Je les ai vérifiés un par un en consultant une experte de la médecine chinoise.

Prendre la décision d’en appliquer, ne serait-ce que 2 sur 8, peut amener un vrai changement dans vos repas, améliorer votre santé et redonner la frite, la patate et la banane à toute la famille !Allez, comme promis, pour vous aider à tenir quelques-unes de ces résolutions dans la durée, voici la fiche pratique à télécharger.

Partages

À propos

Mompreneur fascinée par le développement personnel, l'organisation quotidienne et la parentalité positive. Ayant tendance à voir de la magie (et des scènes apocalyptiques) partout ! J'ai fait de ce blog mon métier, merci de me lire !

2 petits mots on “8 habitudes de sagesse chinoise faciles à adopter à table

  1. Bonjour,
    Merci pour cet article qui m’a appris pas mal de chose, notamment le fait de respecter les goûts de l’enfant. Pour ma part, j’ai une fille de 4 ans qui ne mange pas beaucoup et qui n’aime rien… à part les gâteaux et sucreries… et le fameux coca, je me dépêche de lui montrer la vidéo…
    Je lui propose souvent les mêmes aliments qu’elle apprécie car je crains qu’elle ne se nourrisse pas suffisamment. J’essaie de négocier et de lui faire goûter un nouvel aliment chaque semaine, mais ce n’est pas facile… Il faut beaucoup de patience mais cela en vaut la peine… car je connais des adultes qui sont restés difficiles en grandissant car leurs parents leur avaient toujours donné les mêmes aliments pour leur faire plaisir 😉

    • Merci pour ce retour d’expérience « Lynpixx », j’ai observé que certains enfants n’ont vraiment pas besoin de manger beaucoup, chaque corps a des besoins différents. Mais j’ai trouvé qu’une bonne solution pour éviter qu’ils aillent toujours vers les sucreries… c’est de ne plus les acheter. Pas toujours facile mais ça les oblige à déplacer leur champ de possibles vers autre chose car, quand ils ont faim, ils mangent ce qu’il y a … Un peu dur comme méthode, mais efficace et pour leur bien 😉 Maintenant 4 ans c’est petit encore, progressivement vous pourrez lui expliquer l’importance de manger varié et ce que chaque aliment fait au corps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *