Depuis l’arrivée de la Covid-19, beaucoup de choses ont changé et ont été ajustées dans notre quotidien. De mon côté, quand le premier confinement a été annoncé, j’étais à 3 mois de mon mariage. Dans cet article, je voulais te parler de mon expérience d’un mariage en période de Covid-19, ce qu’on a traversé, les décisions que l’on a dû prendre et les émotions par lesquelles nous sommes passées, et te raconter comment cela s’est terminé.

Notre projet de mariage initial

Lorsque nous nous sommes fiancés en juillet 2019, nous avions rapidement imaginé le mariage de nos rêves : un mariage minimaliste aux allures « champêtre féérique », en petit comité, dans le sublime jardin de mon père. Nous voulions un mariage qui nous ressemble, sans chichis, convivial, mais chic. 

Je tenais aussi à ce que le mariage ne dure pas très longtemps, n’étant pas fan des mariages qui commencent le matin pour finir dans la nuit. Nous avions donc donné rendez-vous à nos invités en fin d’après-midi. Je voulais absolument une cérémonie laïque sous un grand arbre du jardin, officié par un être cher, alors nous avions choisi de nous marier à la mairie deux semaines avant l’événement avec uniquement nos témoins. Mais tout ça, c’était avant la Covid-19 et l’annonce du premier confinement.

Mariage et COVID-19 : mon expérience

L’annonce du confinement

Nous sommes début mars, et le monde entier est touché par une pandémie : la Covid-19. Personnellement, j’étais en pleins préparatifs de mon mariage, qui devait se produire 3 mois et demi plus tard, le 20 juin, après un passage à la mairie le 6. Quand j’ai appris que nous étions confinés, ma première pensée s’est tournée vers la logistique concernant la garde alternée. Rapidement rassurée, car ce critère nous permettait de nous déplacer et maintenir le rythme, j’ai dû me confronter aux doutes et aux peurs concernant le mariage. Allions-nous pouvoir le maintenir ? Sous quels critères ?

Les doutes, les incertitudes

Les semaines qui ont suivi ne nous ont pas éclairées. Nous ne savions pas si nous allions être déconfinés à temps pour le 6, et plus les semaines passaient plus j’avais des doutes. Nous n’avions pas une longue liste d’invités, heureusement, et l’événement était prévu à l’extérieur, mais était-ce bien raisonnable malgré tout ? Les questions planaient, et j’avais mis tous les préparatifs en pause, incapable de me projeter dans l’événement. 

La décision du report du mariage

Ayant fait le choix d’organiser un mariage simple et minimaliste, nous avions la chance d’avoir peu de prestataires à gérer. Cependant, il fallait tout de même prendre une décision suffisamment à l’avance pour ne pas pénaliser tout le monde. Début mai, nous avons donc finalement décidé de reporter le mariage. Même si l’idée d’un déconfinement prochain planait à ce moment-là, nous n’aurions pas été à l’aise d’organiser une réunion de 50 personnes après une période pareille. 

Mariage et COVID-19 : mon expérience
Photo : Laura Zorman

La réorganisation et les absences

Nous avons donc décidé, avec le traiteur, d’une nouvelle date pour la célébration, en septembre, espérant que les choses se soient apaisées d’ici là. Nous avons prévenu tous nos invités, et forcément dans le lot, certains n’étaient plus disponibles… Mais c’était le risque.

La nouvelle date de septembre a cependant posé une nouvelle problématique : à cette période de l’année, pas question d’être dehors le soir au risque d’avoir froid, la nuit tombant plus tôt qu’en juin. Après avoir pesé le pour et le contre, nous avons décidé de déplacer le mariage, qui devait avoir lieu en soirée, en journée. Le nouveau rendez-vous était en fin de matinée pour la cérémonie laïque, suivie d’un déjeuner, avec notre traiteur. Il a fallu dire adieu à l’ambiance féérique qui aurait dû se manifester à la tombée de la nuit, avec les lumières. Mais un mariage en journée était davantage Kids Friendly, c’était donc un super bon point.

Cela avait beau être notre décision, on était vraiment OK avec tout ça, j’ai eu du mal à digérer la pilule. Je me souviens m’être assise sur le rebord de ma terrasse un soir, et laissé échapper des larmes de frustration. Cela me semblait bien futile de pleurer pour ça alors que certaines personnes mouraient ou travaillaient sous haute tension, mais j’ai accueilli ma déception avec un maximum de bienveillance. Je dis toujours à mes clientes qu’elles n’ont pas à justifier ce qu’elles ressentent, que c’était toujours légitime et qu’elles doivent toujours accueillir leurs émotions avec douceur. C’est l’essence même de mon programme de coaching en ligne sur les émotions.

Le mariage civil

Comme nous avions prévu de passer à la mairie avec uniquement les témoins, cela n’a pas changé grand-chose lorsque l’on a appris que nous ne pouvions pas être plus de 20 dans les lieux publics. En revanche, j’avoue que l’idée de porter un masque le jour de mon mariage, même si c’était le civil, m’a contrariée sur le moment. Le genre de petit détail qui impacte le moral ! Pour mieux accepter l’idée, on s’est fait broder deux masques avec la célèbre phrase “Barrez-vous, cons de mimes” tirée du film culte La Cité de La Peur. On trouvait ça approprié, en période de distanciation sociale. 

Si initialement nous avions prévu un mariage civil avec uniquement nos témoins, deux semaines avant la fête, le fait de nous marier à la mairie 1 mois et demi avant la fête nous a poussés a, finalement, inviter nos parents, frères et sœurs. Malgré le changement de programme et les masques, c’était un moment très agréable.

Le mariage laïque

Est arrivé le jour du mariage laïque, que nous avons pu maintenir, car, à ce moment-là, aucune restriction n’était en vigueur (on pouvait cependant sentir que les choses commençaient à se corser à nouveau… ). Nous avons choisi à la dernière minute de “désinviter” nos grand-mères, pour éviter qu’elles ne prennent de risque. C’était un choix douloureux à faire, mais qui nous a semblé être juste. Nous étions finalement 40, enfants inclus, pour ce mariage en extérieur. Le jardin offrait suffisamment d’espace pour ne pas être les uns sur les autres, et c’était idéal. Nous avons pris soin d’espacer les chaises suffisamment, au vu de la situation. 

Si j’étais personnellement assez sereine en pensant à cette réunion, je sais que tout mon entourage ne l’était pas complètement. Drôle d’ambiance pour une veille de mariage, quand même. 

Mariage et COVID-19 : mon expérience
Photo : Kao Photos

Mariage et Covid-19 : mon retour d’expérience

Remplis de doutes pendant de longues semaines, nous avons finalement pu célébrer notre amour comme il se doit, au prix de certaines concessions et appréhensions. La situation avec la Covid-19 a rendu l’organisation (et la réorganisation) du mariage anxiogène. Même si je sais que, dans n’importe quel mariage, les choses ne se passent jamais vraiment comme prévu, il a fallu que l’on fasse tous preuve de souplesse et d’adaptabilité. 

J’ai été assez résiliente concernant cet événement, car je savais pertinemment que je ne pouvais pas contrôler la situation à l’extérieur. Je ne pouvais qu’essayer de rebondir et de m’adapter, ce que j’ai fait ! Quand on organise un événement, ou que l’on a des attentes en général, il est important de laisser place à l’imprévu, et se faire confiance quant à notre capacité à résoudre le problème. Je mentirais si je disais que je n’ai jamais pensé abandonner, mais j’ai tenu bon, notamment grâce à mes témoins, et nous avons pu réaliser le mariage de nos rêves, malgré tout. 

Avec du recul je me dis qu’avoir choisi d’organiser un mariage minimaliste à la base, nous a permis de rebondir assez facilement malgré cette situation si particulière. Je prévois d’ailleurs de vous écrire un article sur mes inspirations pour un mariage minimaliste réussi. 🙂

Finalement, tout s’est bien déroulé et aucun invité n’a été souffrant ou malade à la suite de l’événement et c’est ce qui comptait le plus pour nous, après le fait qu’ils aient passé une bonne journée !

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