Ces pièges qui nous mènent tout droit vers le burn-out 🤯

Que ce soit professionnel ou d’une manière générale, nous sommes de plus en plus exposés au burn-out. Pourquoi ? Parce que nos croyances limitantes, nos choix, notre façon de vivre nous poussent à la performance, en dépit de notre bien-être.

Qu’on soit parfaitement organisé ou non n’y change rien. Si on tombe dans ces pièges, on emprunte le chemin du burn-out :

1 – Chercher à atteindre la perfection

J’entends beaucoup ça au début de mes coachings, et j’étais moi-même une victime du perfectionnisme (et je n’en suis pas complètement débarrassée, mais j’en ai conscience, ce qui m’aide profondément), la recherche de tout faire à la perfection est le meilleur moyen de finir par faire un burn-out et/ou une dépression. La perfection n’est pas un objectif à atteindre ! La perfection n’existe pas, et si on a parfois l’impression que quelque chose est parfait, c’est forcément éphémère. Elle n’existe pas car on a tous des critères différents qui la définissent. Cette perfection n’est qu’une tentative de se prouver à soi-même qu’on fait les choses comme il faut, sauf que comme elle n’est pas atteignable, on se retrouve avec l’effet inverse : surmené, dévalorisé, on perd confiance en soi… Fuyons cette course à la perfection.

Ce qui m’a aidée : Apprendre à lâcher prise sur les imperfections, apprendre à surfer sur les imprévus, apprendre à accepter mes failles.

2 – Organiser sa journée à la minute près, sans respiration ni flexibilité

Comme je l’évoquais au début de ce billet, être une pro de l’organisation ne suffit pas à éviter un burn-out. Je sais de quoi je parle, j’ai toujours été très bien organisée et cela ne m’a pas empêchée d’en faire un. Mon problème ne résidait pas dans mon organisation mais plutôt dans mon rapport à la performance, à la productivité et dans mes priorités. Je ne pensais pas à moi quand je planifiais mes journées, je pensais à tout ce que je devais faire, je planifiais sans me laisser de respirations, de pauses. Je m’organisais sans flexbilité, sans me laisser la possibilité d’annuler, de reporter. Je me mettais une pression de dingue pour respecter mon planning.

Ce qui m’a aidée : Alléger mon planning, re-prioriser, m’accorder des pauses de qualité et rester flexible.

3 – Accepter les choses par habitude ou par peur de dire non

J’ai longtemps été incapable de dire « non », par peur du jugement, peur d’être rejetée, peur de perdre de la valeur dans ma vie professionnelle…
On ne nous apprend pas que dire « non » est une forme de respect pour soi. Que ce n’est pas contre l’autre, que c’est simplement pour se préserver. On ne nous apprend pas qu’on n’a pas tous à avoir la même vision du bonheur ni de l’avenir. Et que nous ne sommes pas responsables si quelqu’un choisit de nous rejeter parce qu’on a souhaité se préserver. Apprendre à dire non, c’est s’accorder de la valeur, c’est montrer à l’autre qu’on se respecte, ce qui l’invite à nous respecter à son tour.

Ce qui m’a aidée : Oser dire « non » pour la première fois, constater les « conséquences ». Savourer les bienfaits. Recommencer.

4 – S’oublier, se faire passer en dernier, zapper de prendre du temps pour soi

J’étais la championne du « je me fais passer en dernier » il n’y a encore pas si longtemps, mais depuis que j’ai expérimenté le « temps pour soi », en constatant les bienfaits sur moi, sur mes proches, et sur mon efficacité, je ne peux plus m’en passer. Se faire passer en dernier, s’oublier, c’est la meilleure façon de finir dans le mur. On a tous besoin d’oxygène pour respirer, on a tous besoin de sortir la tête de l’eau pour respirer, et c’est exactement ce que l’on fait quand on s’accord quelques minutes de qualité dans la journée pour se ressourcer. Prendre du temps pour soi n’est pas égoïste, car c’est parce qu’on prend soin de nous qu’on sera mieux capable de s’occuper des personnes qui nous sont chères. Il n’y a qu’en prenant soin de soi qu’on remplit nos jauges de patience, de bienveillance, de disponibilité pour les autres.

Ce qui m’a aidée : Commencer par m’accorder un tout petit créneau pour moi par jour, et développer l’habitude.

5 – Accumuler des objets, surconsommer

Cela vient s’ajouter au reste, et empirer notre état d’esprit. Trop accumuler d’objets, surconsommer à tout va pour remplir un « vide », pour avoir l’impression d’accomplir quelque chose, ne fait que rajouter une couche sur le surmenage. On n’achète pas notre bonheur en surconsommant, au contraire. Cette pile d’objets contribue à alimenter notre stress, cette consommation vide de sens contribue à alimenter notre façon de vivre sans intention. Arrêtons d’acheter pour acheter / par habitude / pour combler un manque. Ne gardons que des choses qui nous mettent en joie ou qui nous soit réellement utile et bénéfique dans notre quotidien. Le reste, débarrassons-nous en.

Ce qui m’a aidée : Me lancer dans un grand tri à l’aide la méthode KonMari

Et toi ? Dans quel piège es-tu tombée et coincée actuellement ? De quel piège as-tu réussi à te sortir ?

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Rangé dans Charge mentale

À propos

Je suis Elodie, maman en garde alternée de deux petits bouts et Coach Sérénité. Après 30 années à me faire passer en dernier, j'ai ressenti le besoin urgent de me reconnecter à moi-même et c'est ce que je veux transmettre à mon tour. Je veux apporter de la sérénité et de la clarté dans la vie des femmes, les accompagner avec bienveillance vers un quotidien serein et aligné où elles ont du temps de qualité pour elles et la confiance nécessaire pour réaliser les projets qui les font vibrer.

4 petits mots on “Ces pièges qui nous mènent tout droit vers le burn-out 🤯

  1. Quand tu parles d’organisation, ça fait écho chez moi. Pendant longtemps, j’ai cherché à être plus organisée pour avoir plus de temps pour moi. Au final, j’avais plus de temps pour bosser plus et toujours pas de temps pour moi. Maintenant je reste organisée mais il y a une grande part de mon quotidien qui est libre. Libre de lire quand j’en ai envie pour faire une pause, libre de prendre le temps de parler avec de nouvelles personnes, libre de méditer pour ne pas rester bloquée sur une question qui nuit à ma productivité et / ou ma sérénité…

  2. Je trouve que la flexibilité est très importante dans notre quotidien d’entrepreneur ! C’est aussi un peu pour être plus libre qu’on choisi de quitter notre job salarié pour se consacrer pleinement à cette nouvelle vie :). Merci pour ton article rempli de très bons conseils, que je vais d’ailleurs appliquer dans mon quotidien !

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