7 raisons et façons d’arrêter de se sacrifier quand on est maman (ou une femme)

Je suis maman depuis 3 ans et demi et si jusque là je ne me posais pas tellement la question, j’ai réalisé que je reproduisais de vieux schémas, héritage des précédentes générations, toujours alimentés par la société actuelle : La mère sacrifice.

Même si je n’étais pas malheureuse en tant que maman, parce que j’assumais pleinement cette envie de me dédier corps et âme dans mon rôle de parent, j’ai tout de même pris des décisions allant dans le sens du sacrifice, laissant parler cette vieille croyance limitante qui dit que « je suis la mère donc je passe en dernier« . Faux, tellement tellement faux !

Si nos mères ou nos grands-mères portaient pratiquement tout sur leurs épaules, de l’éducation des enfants en passant par gérer toute la maison, en 2018 il est quand même temps de briser ce vieux schéma que trop de ménages reproduisent encore inconsciemment.

C’est fini le temps des papas qui bossent (et qui ne font pas grand chose d’autre) et les mamans qui sacrifient leur épanouissement professionnel et personnel au profit de leurs enfants. Oui, l’éducation des enfants prend du temps et de l’énergie, mais ce n’est pas une raison pour se faire passer en dernier et ne pas faire participer le papa. Voici pourquoi :

1 – Le bonheur des enfants passe par celui des parents

Ce qui fait que, par définition, si la maman est au bout du rouleau à cause de ses journées, elle ne sera probablement pas très épanouie, et les enfants grandiront dans un foyer moins heureux. Si au début cette constatation m’a mis la pression (c’est ce qui m’a lancée sur la voie du développement personnel), j’ai réalisé qu’en fait, c’était plutôt supposé nous alléger. Non, une maman n’a pas à tout porter. Un papa non plus. C’est un travail qui doit se répartir entre les deux, le mieux possible (évidemment je ne parle pas des foyers mono-parentaux).

2 – Une maman qui prend soin d’elle est une maman disponible et patiente

Si en tant que maman (ou seul parent qui gère tout) on est incapable de prendre du temps pour soi, pour souffler, se reposer, pour répondre à nos besoins, il est beaucoup plus difficile de s’occuper des enfants de façon sereine, patiente, douce. La jauge de patience a besoin d’être remplie, et cela passe par du temps (de qualité) pour soi !

3 – Il est temps de sensibiliser les générations futures

On ne pourra pas changer les mentalités et les choses du jour au lendemain, mais on peut travailler pour évoluer dans le bon sens. Aujourd’hui on se bat pour une égalité homme-femme, mais encore beaucoup de femmes « subissent » cette situation (de tout faire et d’avoir l’impression qu’il est impossible qu’il en soit autrement) et se laissent coller l’étiquette de « super-héroïne » (pour se rassurer?).

Il y a un vrai travail de lâcher prise à faire, mais il est possible (et nécessaire) de sortir de ce schéma et d’apprendre à faire équipe avec le papa. Il est tout à fait réalisable de répartir au mieux les tâches et le temps passé pour les enfants pour que ce soit le plus équitable possible. Il faut simplement réussir à casser cette croyance limitante (et sociétale) qui dit que « en tant que maman, tu dois te sacrifier et tout gérer ». Non. Stop. Arrêtons.

4 – Répondez à vos besoins, prenez soin de vous

C’est la base de la base. Une maman (ou un papa) qui se fait passer en dernier dans ses besoins ne peut pas remplir sa jauge de patience et sera davantage irritable et peu épanoui. Répondre à ses besoins basiques comme : bien manger, se reposer, s’accorder de vraies pauses, sortir (en couple ou entre amis), s’hydrater, bouger… Un parent doit prendre soin de soi – et laisser à l’autre prendre du temps pour soi aussi.

5 – Osez vous faire entourer et demander de l’aide

Au-delà d’impliquer le co-parent davantage, il est nécessaire d’oser demander de l’aide. Ce n’est pas parce que vous demandez à Mamie de venir garder les enfants une soirée ou une journée que vous êtes nul comme parent… vous avez simplement besoin, en tant qu’humain, de temps pour vous ou pour votre couple.. Et n’écoutons pas les « bah fallait pas faire d’enfant si tu veux pas t’en occuper », parce que ce n’est pas parce que vous prenez du temps pour vous que vous ne voulez (et n’aimez pas) pas vous occuper de vos enfants. Deux poids, deux mesures, les gens.

6 – Acceptez l’idée d’être imparfait(e)

Forcément, tout ça c’est aussi une histoire de lâcher prise. Il est temps d’arrêter de vouloir tout contrôler, de déléguer, de faire confiance. Il est temps d’accepter qu’une femme / maman est humaine et qu’elle a ses limites. Qu’elle n’a pas à chercher à atteindre la perfection, que le linge propre ou les courses faites ne sont pas nécessairement de SON ressort. D’autres individus vivent dans cette maison, ils peuvent tous participer (à leur manière, selon l’âge des enfants).

7 – Mettez en place un système qui vous convient

Nous avons évidemment tous des modes de vie différents, et nos priorités ne sont pas les mêmes non plus, mais il est possible (toujours dans le cas d’un foyer avec deux parents) de créer un système équitable. Répartissez les tâches ménagères entre membres de la famille, déléguez certaines tâches à une femme de ménage si c’est possible, alternez pour qu’un parent dépose les enfants à l’école le matin et l’autre les récupère le soir… Alternez les sorties chacun de son côté mais organisez aussi des sorties en couple. Utilisez le Time Blocking quand vous créez votre agenda de la semaine pour vous caler des créneaux pour vous, pour votre couple et pour les enfants. Utilisez les agendas partagés, papier ou numérique, pour créer un planning familial… Il y a plein de solutions possibles.

*

Cette société doit évoluer et il est de notre devoir d’y contribuer. Même si certaines femmes ou mamans se complaisent dans leur situation de « wonderwoman », il ne peut pas être sain de vivre une vie qui manque d’équilibre. Il faut du temps pour tout, il faut ajuster la balance. Certaines personnes trouvent un sens à leur vie à s’occuper des autres (je sais de quoi je parle !!!) mais sans équilibre, même si en apparence ou pendant des années cela peut rendre heureux, à un moment donné cela ne suffira plus et le manque de cet équilibre refera surface d’une façon plus ou moins violente.

Ce qui pourrait vous aider:

– Le livre Mother Power* : un excellent outil testé et approuvé !
– Mon programme de coaching « sérénité et épanouissement » en ligne

Rangé dans Bien-être Parentalité

À propos

Mompreneur fascinée par le développement personnel, l'organisation quotidienne et la parentalité positive. Ayant tendance à voir de la magie (et des scènes apocalyptiques) partout ! J'ai fait de ce blog mon métier, merci de me lire !

6 petits mots on “7 raisons et façons d’arrêter de se sacrifier quand on est maman (ou une femme)

  1. Aaah ! Je l’attendais avec impatience cet article. Et bien sûr je suis d’accord à 100% !
    Bravo d’avoir mis les mots justes sur cette problématique 🙂

  2. Entièrement d’accord, les vieux schémas ont la vie dure. Désormais, je ne passe plus en dernière, et je n’hésite pas à solliciter tous les les membres de la famille dans les differentes taches et corvées, nous vivons ensemble et chacun doit amener sa contribution et ne doit pas reposer uniquement sur la femme. Ayant 2 garçons, je les sensibilise aux partages des tâches, et leur explique que les core vers ne sont pas uniquement le domaine de la femme.

  3. Séverine

    Merci pour cet article, je me retrouve bien dans le rôle de la maman sacrifice, parce que je n’ai qu’un enfant et que je n’en aurai pas d’autre, qu’il faut profiter à fond de chaque instant pcq il grandit si vite et qu’on ne peut pas revenir en arrière, et qu’il ne faut rien rater … alors forcément il passe avant moi et je m’oublie. Je pense que cette manière de faire n’insulte pas le combat des femmes pour l’égalité dans l’histoire. Elles ne se sont pas battues pour qu’on change drastiquement de schéma, mais pour qu’on aie le choix de ce schéma, le choix de les faire ou non ces sacrifices. De nos grand-mères à nos mères, nous sommes passés d’un extrême à l’autre, de la mère au foyer totalement centrée sur sa famille et son mari à la femme indépendante qui fait carrière en priorité, tant pis si elle ne voit pas ses enfants grandir, son épanouissement personnel est plus important, parce que c’est ça, être moderne et libre. Aujourd’hui je trouve que les mentalités font un petit retour en arrière mais de manière consciente, les mamans reviennent à un schéma centré sur les enfants (mais plus nécessairement le mari), mais pas par obligation ou pression de la société, plutôt par choix .

    • Merci Séverine pour ton commentaire très intéressant !
      Beaucoup de femmes le font par choix, oui, et c’est une vraie liberté ! Mais je t’assure que beaucoup de femmes subissent leur situation en estimant que c’est leur « rôle ». Je ne dis pas qu’il est plus important de se concentrer sur son épanouissement personnel, mais qu’il est important de bien doser pour avoir des deux. Je m’occupe de ma fille de 10 mois tous les jours pour ne pas louper cette première année si folle, je profite d’elle à fond mais j’ai aussi pris des décisions pour moi, mon épanouissement (et donc par extension le sien aussi). C’est surtout pour dire qu’on PEUT créer une balance, pour les mamans qui en ressentent le besoin. Effectivement certaines mamans choisissent de pouponner 100% du temps <3

  4. Tellement d’accord… nous c’est un peu le bazar, je lance ma micro-entreprise après un congé parental, il faut retrouver un rythme… Mais on partage les tâches, ça l’était déjà quand j’étais en CP. Et oui, on a besoin de relai aussi! Pour mes fils, je ne prends même pas en compte le fait que ce soit des garçons. Ils participent à hauteur de leur possibilité et ça n’a rien à voir avec leur genre – mais avec leurs âges. Ils vivent dans la maison, donc la salissent et la dérangent. Donc ils participent au nettoyage et au rangement. C’aurait été des filles… ça aurait été pareil! La difficulté du moment, c’est que je travaille depuis la maison, dans notre pièce principale… et je ne supporte pas d’avoir du bazar… je suis sans doute un peu « pesante » qu’avant… à voir quelles solutions on va trouver pour que tout cela redevienne serein! Mais on va y arriver 🙂

  5. Je ne suis pas mère, mais il est vrai que j’en ai marre qu’on nous fasse croire à cette légende de la mère parfaite.

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